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Réveil de la presse du 16 octobre 2023 | International Post


Le secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken, rencontre le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane à Riyad, pour discuter de la situation au Proche-Orient, le 15 octobre 2023.
Le secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken, rencontre le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane à Riyad, pour discuter de la situation au Proche-Orient, le 15 octobre 2023. PHOTO SAUDI PRESS AGENCY/REUTERS

Géopolitique. À Riyad et au Caire, Washington entame un “délicat ballet diplomatique” pour faire pression sur le Hamas

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Le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, a rencontré dimanche les dirigeants égyptien et saoudien, qui essaient de regagner de l’influence auprès de Washington, leur demandant de se rallier à la position américaine.

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Publié le 16 octobre 2023 à 06h35 Lecture 2 min.

En rencontrant dimanche 15 octobre les dirigeants égyptien et saoudien, Antony Blinken espérait pouvoir convaincre “les hommes forts les plus puissants du monde arabe” de faire pression sur le Hamas et d’apporter leur aide humanitaire à Gaza, note le Washington Post. Mais le secrétaire d’État américain s’est “heurté à des résistances en tentant de courtiser l’Égypte et l’Arabie saoudite”, estime le quotidien américain.

À Riyad, le prince saoudien Mohammed ben Salmane “a fait attendre Blinken plusieurs heures pour une réunion censée avoir lieu dans la soirée mais à laquelle le prince héritier ne s’est présenté que le lendemain matin”, raconte le Washington Post. Il a également appelé à mettre fin à “l’escalade actuelle” du conflit, “en contradiction directe avec la politique américaine, qui a soutenu Israël dans la poursuite de son objectif maximaliste d’éradication du Hamas”.

Une “occasion en or” pour Riyad

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La visite de Blinken à Riyad “a sans doute été l’escale la plus délicate de son ballet diplomatique”, affirme à L’Orient-Le Jour le politologue Hasni AbidiIl aurait sûrement préféré une condamnation saoudienne claire (du Hamas), parce qu’il est conscient qu’une déclaration ferme d’un poids lourd régional pourrait encourager d’autres États voisins à en faire de même.”

Pour Riyad, le conflit au Moyen-Orient est “une occasion en or de consolider sa position indispensable dans le jeu diplomatique régional”, analyse le quotidien libanais. Le royaume cherche à “éviter un conflit sur plusieurs fronts qui embraserait la région, risquant au passage de provoquer l’effondrement du mégaprojet économique Vision 2030”. Les Saoudiens souhaitent qu’Israël “réduise l’intensité de son Déluge de feu sur Gaza et se retienne d’un écrasement trop radical du Hamas pour éviter que le Hezbollah ouvre un front au Liban-Sud”, afin d’éviter une escalade impliquant éventuellement l’Iran et les États-Unis.

En visite dimanche au Qatar, le ministre des Affaires étrangères iranien, Hossein Amir-Abdollahian, a mis en garde contre un possible “élargissement du conflit”. “Si les mesures visant à arrêter immédiatement les attaques israéliennes qui tuent des enfants dans la bande de Gaza aboutissent à une impasse, il est fort probable que de nombreux autres fronts s’ouvriront. Cette option n’est pas exclue et devient de plus en plus probable”, a-t-il aussi déclaré dimanche à Al-Jazeera.

Un “point de rupture” atteint à Gaza

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Dimanche, l’armée de l’air israélienne a continué de bombarder sans relâche des cibles dans la bande de Gaza, alors que les combattants du Hamas ont continué de tirer des roquettes en direction d’Israël. Face aux frappes aériennes et après les appels de l’armée à évacuer le nord de la bande de Gaza, plus d’un million de personnes ont été déplacées en une semaine, selon l’ONU.

“L’évacuation du nord de Gaza vise à mettre les civils hors de danger, selon Israël. Mais cela place les habitants de Gaza face à un choix impossible. Car les services du sud de Gaza, déjà mis à rude épreuve après des années de blocus international, sont arrivés à un point de rupture”, note le New York Times. “Des centaines de milliers de Palestiniens ont déjà fui vers le sud, et dimanche les familles déplacées s’entassaient dans des écoles, des hôpitaux et des mosquées. D’autres se sont rassemblés dans les maisons des amis et de la famille. Beaucoup d’autres dorment dehors, dans les rues, alors même que les frappes aériennes se poursuivent, notamment dans le sud de Gaza”, rapporte le quotidien américain.

Alors que l’offensive terrestre israélienne sur Gaza est imminente, le président américain, Joe Biden, a affirmé dimanche, dans une interview accordée à CBS, que les Américains poursuivaient leurs discussions avec l’Égypte “pour sortir les enfants et les femmes de la zone”. Le locataire de la Maison-Blanche a aussi estimé que toute tentative par Israël d’occuper à nouveau la bande de Gaza serait une “grave erreur”. Le Hamas “ne représente pas tout le peuple palestinien”, a-t-il dit. Mais “éliminer les extrémistes” est une “mesure nécessaire”.

Le principal leader de l’opposition et ancien Premier ministre polonais Donald Tusk s’exprime à l’occasion des législatives polonaises devant ses soutiens à Varsovie, le 15 octobre 2023, après la diffusion de sondages de sortie des urnes donnant l’opposition gagnante.
Le principal leader de l’opposition et ancien Premier ministre polonais Donald Tusk s’exprime à l’occasion des législatives polonaises devant ses soutiens à Varsovie, le 15 octobre 2023, après la diffusion de sondages de sortie des urnes donnant l’opposition gagnante. PHOTO JANEK SKARZYNSKI/AFP

Pendant que vous dormiez. Pologne, Rugby, Équateur, Iran : les informations de la nuit

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Publié le 16 octobre 2023 à 05h24 Lecture 2 min.

Législatives en Pologne : l’opposition centriste proeuropéenne revendique la victoire. C’est un “sacré tournant en Pologne”, note le Temps. Selon les sondages à la sortie des urnes dimanche soir, les trois partis d’opposition centriste – la Coalition civique (KO) de Donald Tusk, les chrétiens-démocrates de Troisième Voie et La Gauche – remporteraient ensemble 248 sièges sur les 460 du Parlement, contre 212 pour le PiS et la Confédération (extrême droite) réunis. Si ces résultats sont confirmés lundi, “les législatives polonaises ne devraient pas avoir pour conséquence d’affaiblir les libertés démocratiques, d’aggraver les tensions avec l’UE et de menacer le soutien à l’Ukraine”, analyse Le Temps. Ce scrutin pourrait mettre fin aux huit ans du gouvernement du parti Droit et Justice (PiS) de Jaroslaw Kaczynski. “La Pologne a gagné, la démocratie a gagné, nous les avons chassés du pouvoir”, a réagi le président de KO, Donald Tusk. L’ancien Premier ministre polonais a promis de rétablir de bonnes relations avec l’UE et de débloquer les fonds européens gelés par Bruxelles en raison des différends survenus au cours des deux mandats du gouvernement PiS. Il s’est aussi engagé à libéraliser le droit à l’avortement, un point de désaccord majeur avec l’actuel gouvernement.

Coupe du monde de Rugby : l’Afrique du Sud élimine la France du tournoi. Les Springboks ont remporté le grand choc des quarts de finale contre les Bleus dimanche à Saint-Denis (29-28), au terme d’une rencontre d’une incroyable intensité. Ils affronteront en demi-finale l’Angleterre, sortie victorieuse d’un match moins relevé contre les Fidji (30-24) à Marseille. “Les Bleus auront l’impression d’avoir laissé le match leur filer entre les doigts”, analyse le site sportif australien Roar. S’ils se sont “régulièrement montrés menaçants en seconde période”, ils “n’ont réussi à inscrire que deux pénalités. En revanche, les Springboks ont profité des erreurs de la France […] et ont marqué avec une précision extrême.” L’élimination des Bleus est une immense déception pour les Français, qui visaient un premier titre mondial. Mais elle n’est pas vraiment une surprise étant donné le pedigree de l’adversaire, triple champion du monde (1995, 2007, 2019) et désormais premier favori pour un quatrième sacre.

Équateur : l’homme d’affaires Daniel Noboa remporte la présidentielle. “L’Équateur n’aura pas de femme à la tête du pays (cela aurait été une première) mais le plus jeune président des Amériques”, résume El Mundo. Le candidat libéral, âgé de 35 ans, est arrivé dimanche soir en tête du second tour avec 52,1 % des voix. Son adversaire socialiste, Luisa González, dauphine de l’ex-président Rafael Correa, recueille, elle, 47,9 % des votes. S’exprimant après sa victoire, Daniel Noboa a promis de se mettre immédiatement “au travail” pour ramener “la paix” dans le pays, ravagé par la violence du narcotrafic.

Le grand cinéaste iranien Dariush Mehrjui et son épouse retrouvés morts. Le réalisateur et la scénariste Vahideh Mohammadifar ont été tués samedi soir à leur domicile près de Téhéran. “Les corps sans vie du couple ont été découverts dans leur villa, tous deux présentant des marques de coups de couteau au cou”, rapporte Tehran Times. L’agence locale Isna, qui cite la police, a rapporté dans la soirée que quatre suspects avaient été identifiés, dont deux ont été arrêtés. Les circonstances de ce double meurtre restaient toutefois mystérieuses dimanche. Dariush Mehrjui est considéré comme l’un des plus grands représentants du cinéma iranien pour avoir été réalisateur, producteur et scénariste durant six décennies, au cours desquelles il a été confronté à la censure avant et après la révolution islamique de 1979. Il a notamment réalisé en 1969 La Vache, l’un des premiers films de la nouvelle vague du cinéma de son pays, récompensé par le prix du jury à la Mostra de Venise en 1971.

Des soldats israéliens positionnés près de la frontière avec Gaza, le 15 octobre 2023.
Des soldats israéliens positionnés près de la frontière avec Gaza, le 15 octobre 2023. Photo RONEN ZVULUN/REUTERS

Tribune. “Si je me bats, c’est pour Israël : les Palestiniens ne sont pas mes ennemis”

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Officier de réserve appelé sur le front en Israël, Nir Avishai Cohen dénonce dans le “New York Times” le fait que “le massacre d’Israéliens innocents donne lieu au massacre de Palestiniens innocents”. Pour lui, ces deux peuples sont prisonniers de dirigeants extrémistes dont ils devront se débarrasser pour emprunter le seul chemin possible : celui de la paix.

Je me trouvais samedi [7 octobre] à Austin, au Texas, pour le travail, lorsque j’ai reçu un appel de mon supérieur militaire des Forces de défense israéliennes me demandant de rentrer en Israël et de me rendre sur le front. Je n’ai pas hésité une seconde. Je savais que les habitants de mon pays couraient un réel danger. Mon devoir est d’abord et avant tout de me joindre à la lutte contre les responsables de ce massacre contre mon peuple. J’ai donc pris le premier vol que j’ai pu trouver au départ d’Austin pour rentrer chez moi et rejoindre la réserve des Forces de défense israéliennes, où je suis officier du département des opérations dans une brigade.

Pendant toute la durée du vol qui me ramenait en Israël, j’avais l’esprit très agité. J’essayais de mettre noir sur blanc mon état d’esprit et les pensées qui me traversaient sur ce qui était en train (et ce qui était sur le point) de se passer dans ce pays que j’aime tant.

On découvrait peu à peu l’ampleur des atrocités commises lors de l’attaque la plus meurtrière que les Israéliens aient connue depuis la création de l’État d’Israël. Des centaines de terroristes du Hamas avaient massacré plus de 1 200 personnes, dont des femmes, des enfants et des personnes âgées. Près de 150 civils et soldats avaient été faits prisonniers. Rien au monde ne saurait justifier le meurtre de centaines d’innocents.

Personne ne s’est vraiment donné de peine d’empêcher cette guerre

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Mais j’aimerais qu’une chose soit claire avant de prendre part aux combats : il n’y a rien qui soit “inévitable”. Cette guerre aurait pu être évitée. Simplement, personne ne s’est vraiment donné de la peine pour l’empêcher. Israël n’en a pas fait assez pour créer les conditions de la paix ; nous nous sommes contentés de conquérir les terr

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En Haïti, l’intervention étrangère est cruciale mais le peuple doit avoir son mot à dire.
En Haïti, l’intervention étrangère est cruciale mais le peuple doit avoir son mot à dire. Dessin de Vlahovic, Serbie.

Opinion. En Haïti, l’intervention étrangère est cruciale mais le peuple doit avoir son mot à dire

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Une mission multinationale de sécurité va être envoyée dans le pays des Caraïbes, mais certains Haïtiens s’y opposent, parfois avec raison, au nom de la souveraineté nationale. Pourtant, existe-t-il une autre solution ? s’interroge le “Miami Herald” dans cet éditorial.

Il y a près d’un an, Haïti a émis un signal de détresse, et la communauté internationale va enfin – enfin – réagir au chaos politique et sociétal croissant et à la violence des gangs qui s’emparent du pays. Le 2 octobre, le Conseil de sécurité des Nations unies s’est entendu sur l’envoi d’une mission multinationale de soutien à la sécurité en Haïti, sous la houlette du Kenya – avec la promesse d’envoyer 1 000 policiers.

La mission – qui ne sera pas formée de Casques bleus et ne dépendra pas directement de l’ONU – a pour ordre de refouler les violents gangs haïtiens et leurs chefs, et de rétablir une structure gouvernementale un tant soit peu fonctionnelle. Autrement dit, de restaurer un semblant de loi et d’ordre. Elle a un an pour réussir.

Tout cela à l’appel du président Joe Biden et du Premier ministre haïtien, Ariel Henry, qui paraît impuissant alors que son pays est en plein naufrage, au point que même les hôpitaux et les orphelinats pour enfants handicapés sont attaqués par les gangs. Femmes et enfants sont victimes de viols, selon un rapport des Nations unies. La République dominicaine a fermé sa frontière avec Haïti, ce qui ne fait qu’aggraver la situation. Pour bien des Haïtiens, la vie quotidienne est constamment synonyme de danger.

Pas de soldats américains

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Le vote du Conseil de sécurité représente une étape cruciale sur la voie d’une stabilisation du pays, il s’agit de répondre aux questions de sécurité nationale, en préparant éventuellement le terrain à des élections et à un retour à une démocratie qui fonctionne. Des mois durant, notre rédaction a appelé à envoyer de l’aide, quelle qu’elle soit, à Haïti. Joe Biden a clairement expliqué qu’aucun soldat américain ne serait déployé sur l’île, mais l’opération sous la conduite du Kenya va coûter des millions provenant de fonds internationaux [les États-Unis ont déjà promis 200 millions de dollars, soit 191 millions d’euros].

Si les Haïtiens, tant au pays que dans la diaspor

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Vue de l’hôtel Plaza Athénée, en juillet 2015.
Vue de l’hôtel Plaza Athénée, en juillet 2015. PHOTO Stéphane Mahé/REUTERS

Vu du Royaume-Uni. À Paris, les riches se portent bien, merci !

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La France est le pays qui compte le plus de millionnaires, après les États-Unis et la Chine. D’une industrie du luxe florissante à des mesures fiscales favorables, en passant par les effets du Brexit, le “Times” analyse, depuis Londres, les raisons d’une évolution à contre-courant de la tendance mondiale.

Les mannequins étaient arrivées en limousine dans une petite rue près des Champs-Élysées. Le restaurant étoilé où elles se rendaient avait été paré de fleurs. Les bijoux étaient exposés dans des vitrines non loin de la table. Emma Roberts, actrice et nièce de Julia Roberts, était venue à Paris pour l’occasion.

Le joaillier français Fred organisait ce “dîner privé” (drôle d’expression puisque les photos ont toutes terminé dans des magazines et sur Internet) en l’honneur de sa collection Pretty Woman, composée notamment d’un collier de 208 diamants. Emma Roberts était l’égérie de cette collection, et Charles Leung, PDG de Fred, l’a accueillie avec un grand sourire, affirmant son ambition de “célébrer l’amour”.

Le secteur du luxe aime se définir en des termes romantiques et esthétiques, mais il incarne un succès financier français immense et explique en partie que la France soit devenue, ces derniers mois, une sorte d’ultime bastion pour celles et ceux dont le patrimoine est d’au moins 1 million de dollars.

Un nombre de millionnaires stable

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Presque partout ailleurs en Occident, les millionnaires sont de moins en moins nombreux en raison de l’inflation, de la baisse de la valeur d’actifs financiers et des fluctuations monétaires. En 2022, le Royaume-Uni a perdu 439 000 millionnaires, le Japon 466 000, l’Allemagne 253 000 et les États-Unis 1,8 million.

La France a, quant à elle, échappé à la tendance, et son nombre de millionnaires est resté à peu près stable, soit 2,82 millions de personnes aujourd’hui contre 2,83 millions en 2021, selon la banque suisse UBS. Les analystes de cet établissement ont calculé que la France comptait ainsi 4,7 % des millionnaires du monde entier, ce qui place le pays en troisième position derrière la Chine et les États-Unis. C’est la première fois que le pays arrive sur le podium de ce classement annuel d’UBS, mais ce résultat a suscité plus de polémiques que de réjouissances.

L’électorat de gauche était atterré et a accusé Emmanuel Macron de trahir l’héritage de la Révolution française. Comment la nation de Maximilien Robespierre pouvait-elle devenir la citadelle des riches, ont-ils demandé. Il faut dire que, sous la présidence de Macron, le secteur du luxe a poursuivi sa croissance, la tech a pris son envol, et les banquiers ont traversé la Manche [vers la France] après le Brexit.

Selon certains observateurs, ces tendances ont pour

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Dessin de Lauzan

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Cryptomonnaies. SEC (Autorité des marchés financiers) : “Tu crois qu’il est trop tard pour leur dire de faire gaffe ?”
Cryptomonnaies. SEC (Autorité des marchés financiers) : “Tu crois qu’il est trop tard pour leur dire de faire gaffe ?” Dessin de Christopher Weyant, États-Unis/Cagle Cartoons

Finance. La crypto “en mode survie” depuis la déroute de FTX

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Moins d’un an après le fiasco de cette plateforme d’échange, le procès pour fraude de son patron, Sam Bankman-Fried, a commencé, et le milieu de la finance décentralisée n’en finit pas de souffrir. Le rêve du bitcoin comme monnaie alternative a viré au cauchemar, explique “Bloomberg”.

Sara Feenan a fait le grand saut en 2017 et abandonné sa carrière dans la finance pour le nouveau monde utopique de la crypto. Elle a travaillé pour la Bourse de cryptomonnaies Binance puis dans une entreprise de la blockchain [la “chaîne de blocs”, une technologie fondée sur la cryptographie à la base de la finance décentralisée] avec l’enthousiasme de ceux qui pensent participer à un mouvement promettant de changer le monde, ou presque. Elle a même baptisé son chien du nom de l’inventeur [mystérieux] du bitcoin.

Puis sont apparues les convulsions de 2022, et le coup fatal porté par l’incroyable faillite de la plateforme d’échange de cryptomonnaies FTX en novembre dernier. Dans les mois qui suivirent, alors que les retombées de ce cataclysme se multipliaient, Sara Feenan, licenciée par sa start-up, a quitté la crypto.

“J’ai un peu perdu mes illusions, dit Sara Feenan, qui travaille désormais dans une start-up de technologie financière non crypto à Londres. Certains événements comme la faillite de FTX ont suscité beaucoup d’exaspération. Si vous dites aux gens que vous travaillez dans la crypto, quand ce genre de trucs arrive, c’est difficile de les convaincre que tout le secteur n’est pas une vaste arnaque.”

Le scepticisme et la méfiance suscités par cette catégorie d’actifs depuis son apparition sont encore plus pesants depuis la chute de FTX et de son patron énigmatique, Sam Bankman-Fried. Et ce n’est pas près de changer avec l’ouverture de son procès [le 3 octobre] pour l’une des plus grandes fraudes financières de l’histoire des États-Unis, selon l’accusation. Il plaide cependant non coupable des innombrables faits retenus contre lui.

Le trop modeste rebond du bitcoin

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Bien entendu, rien n’affecte plus l’humeur des marchés que les prix des actifs. Si le bitcoin [la première des cryptomonnaies] a rebondi d’environ 60 % cette année, pour s’échanger autour de 27 000 dollars [25 696 euros], c’est bien inférieur au record de 69 000 dollars atteint en novembre 2021. Ce marché, qui autrefois pesait 3 000 milliards de dollars [2 855 milliards d’euros], en vaut désormais 1 000 milliards. Le rêve de voir le bitcoin ou toute autre monnaie cryptée remplacer les monnaies traditionnelles en reste un.

Les échanges se sont taris et des actifs autrefois très prometteurs, comme les jetons non fongibles [les NFT], s’apparentent désormais à des bulbes de tulipes numériques – ce qu’ils ont toujours été, à en croire les cryptosceptiques [la “crise de

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Michael P. Regan, Anna Irrera

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Dessin de Belle Mellor paru dans Bon Appétit, New York

Entretien. “Passer sa vie assis est une addiction”

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Tenez-vous debout, accroupi ou assis par terre mais, de grâce, délaissez vos sièges confortables, implore l’addictologue néerlandais Robert van de Graaf. Comme il l’explique au quotidien “NRC”, notre “consommation de chaises” constitue à ses yeux une addiction, au même titre que la dépendance au tabac ou à l’alcool.

Passer sa vie assis est mauvais pour la santé, on le savait déjà. Mais Robert van de Graaf va un cran plus loin et voit dans cette habitude une forme d’addiction, qu’il traite comme telle. L’an dernier, ce médecin a publié dans la revue scientifique Journal of Physical Activity and Health un article où il parle du chair use disorder, ou “trouble d’usage de la chaise”. Une maladie qui a pris l’ampleur d’une pandémie, dixit le scientifique.

NRC : Vous dites que la chaise peut être une drogue. Pourquoi ?

Robert van de Graaf : Nous trouvons normal de passer des heures “confortablement” assis. C’est pourtant une habitude éminemment culturelle et mauvaise pour la santé, tout comme fumer ou consommer de l’héroïne. Voyez comment les enfants bougent pendant les quatre ou six premières années de la vie : ils sont constamment en mouvement. Et lorsque ce n’est pas le cas, ils s’assoient et s’allongent par terre, dans toutes les positions possibles et imaginables. Or, à la maison et à l’école, nous les forçons à rester assis sans bouger pendant des heures.

Il est difficile de leur enseigner quoi que ce soit s’ils courent partout.

Le problème, ce n’est pas tant d’être assis que ce sur quoi on est assis. Quand on s’assoit par terre, on reste en mouvement parce qu’on a vite mal aux fesses. Sur une chaise confortable, par contre, on est quasiment immobile. Or rester ainsi “confortablement” assis est mauvais pour les os, les muscles, la circulation sanguine et le cœur. En revanche, sur un siège moins agréable, on se lève toutes les demi-heures pour se dégourdir les bras et les jambes, s’étirer, etc. Le mieux, c’est de s’asseoir par terre ou sur un tabouret, ou de s’accroupir, car on reste en mouvement. Comme le dit Gerrit Rietveld, le créateur néerlandais de sièges célébrissimes mais peu confortables, “s’asseoir est un verbe”.

Est-ce un problème nouveau ?

Oui, pensez à la manière dont vivait votre famille il y a deux ou trois générations. L’immense majorité des gens travaillaient aux champs, à l’usine, dans des ateliers ou des magasins. Ils restaient debout et marchaient toute la journée. Pour leur santé, ils devaient s’asseoir de temps en temps, pour se reposer. Aujourd’hui, c’est l’inverse : nous devons bouger pour rester en bonne santé.

Robert van de Graaf a longtemps été médecin addictologue à Groningue. Aujourd’hui, il travaille pour un cabinet qui conseille des organisations et des entreprises sur la santé au travail. Dans sa pratique de médecin, il a surtout soigné des personnes dépendantes de l’alcool ou de la drogue. Non que ce soient les formes les plus courantes d’assuétude, mais, explique-t-il : “Les autres formes d’addiction – comme l’abus d’écrans, le tabagisme ou la sédentarité – sont plus rarement considérées comme problématiques. Les assurances ne remboursent pas les traitements contre ces addictions, dont beaucoup de personnes souffrent pourtant.”

Il poursuit : “La littérature médicale parle généralement de quatre grands facteurs de risque, à savoir une alimentation trop riche et déséquilibrée, le manque d’activité physique, le tabagisme et l’alcool. Aujourd’hui, il faut également parler d’un cinquième grand facteur, le temps que nous passons sur notre téléphone portable. Ce que ces cinq facteurs ont en commun, c’est une culture de la consommation sur une chaise ou u

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Des femmes portent des robes traditionnelles au lac de l’Ouest, à Hangzhou, le 29 septembre , premier jour des vacances de la mi-automne.
Des femmes portent des robes traditionnelles au lac de l’Ouest, à Hangzhou, le 29 septembre , premier jour des vacances de la mi-automne. photo Nicoco Chan/REUTERS

Opinion. “Il n’y a plus de touristes étrangers en Chine !”

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Dans une tribune publiée sur la plateforme Weixin (WeChat à l’international), le commentateur politique Hu Xijin, connu pour ses éditoriaux volontiers agressifs vis-à-vis de l’Occident, livre un plaidoyer ému en faveur de l’accueil des touristes étrangers dans son pays.

Durant les vacances nationales d’automne [qui se déroulent chaque année début octobre], il y avait foule dans les grands lieux touristiques de Pékin et d’ailleurs. J’ai pu me rendre personnellement sur quelques-uns de ces sites, où on avançait à touche-touche tellement il y avait de visiteurs. Or, ai-je remarqué, il y avait très peu d’étrangers dans ces endroits animés. Au point que l’idée m’est venue de les compter.

En faisant un grand tour du parc du palais d’Été [dans le nord-ouest de Pékin], je n’ai vu que huit étrangers ; dans les parages du lac Houhai [dans le centre de la capitale], je n’en ai croisé que onze ; dans la ruelle antique de Nanluoguxiang, j’ai aperçu en tout et pour tout six étrangers en parcourant les deux tiers de l’allée du nord au sud. Dans ces trois endroits, je n’ai pas vu un seul groupe de touristes étrangers en voyage organisé.

Je parle bien sûr, ici, seulement des ressortissants européens, américains ou africains, facilement reconnaissables ; il devait sans doute y avoir quelques étrangers d’Asie de l’Est mais, dans le doute, je ne les ai pas inclus dans mon petit décompte. Quoi qu’il en soit, il est clair que le nombre d’étrangers n’est pas à la hauteur de ce que peut normalement accueillir une grande capitale comme Pékin.

Si l’on observe “à vue de nez” une telle diminution des touristes étrangers par rapport à 2019, c’est sans doute parce que les effets de l’épidémie de Covid 19 – qui a entraîné une quasi-suspension de la mobilité internationale – ne se sont pas encore tout à fait dissipés. Les tensions géopolitiques sont, par ailleurs, une nouvelle variable qu’il faut de plus en plus prendre en compte. Influencés par les médias, certains Occidentaux redoutent de n’être pas bien traités en Chine, quand ils ne craignent pas tout simplement pour leur sécurité.

Freins administratifs

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À cela il faut ajouter la lourdeur des démarches pour obtenir un visa et la diminution du nombre de vols, sans parler de la généralisation en Chine

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Author: Jennifer Thomas

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Name: Jennifer Thomas

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